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FICTIONS_ASSEMBLAGES
NEW YORK STORIES

Derrière les vitres perlées de gouttes de pluie, ou des reflets qui découpent la ville, Marcel Nakache nous ouvre « sa fenêtre » sur New York. Une multiplicité de regards rassemblés dans une seule image qui provoque une interrogation sur ce que l’on voit.

Il y a du suspense dans ces images. Une attente... Marcel Nakache entretient le doute. Notre regard estdéséquilibré et instable. Les différents points de vues exploités et mis en valeur, se télescopent, et finissent par susciter notre imagination.

L’important ne serait-il pas dans ce qu’on ne voit pas ? On ne peut s’empêcher de penser à « Fenêtre sur cour » d’Alfred Hitchcock et cela ne nous étonnerait pas de discerner en fouillant çà et là ses photographies plasticiennes, de découvrir des silhouettes, des morceaux de silhouettes...

Que veut-il nous cacher ?

A moins qu’il ne nous montre l’étendue des possibles. L’instant T où tous les chemins sont encore possibles... Nous sommes là, figés derrière la fenêtre, décelant les aventures humaines en latence.

Avec ses compositions Marcel Nakache nous incite à fantasmer ce qu’il ne nous donne pas à voir. Il sème ainsi les indices de ses propres fictions.​ Isabelle Marliac

Behind windows beaded with raindrops, or reflections that dissect the city, Marcel Nakache opens "his window" onto New York. A multiplicity of perspectives gathered in a single image that provokes a questioning of what we see.

There is suspense in these images. Anticipation... Marcel Nakache cultivates doubt. Our gaze is unbalanced and unstable. The various viewpoints, explored and highlighted, overlap and ultimately spark our imagination. Isn't the most important element what we don't see? We can't help but think of Alfred Hitchcock's "Rear Window," and it wouldn't surprise us to discern, by examining his artistic photographs here and there, silhouettes, fragments of silhouettes.

What is he trying to hide from us? Unless he's showing us the vastness of possibilities. The precise moment when all paths are still open... We are there, frozen behind the window, discerning the latent human adventures. With his compositions, Marcel Nakache invites us to imagine what he doesn't show us. He thus sows the seeds of his own fictions. Isabelle Marliac

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New York est une ville arrimée plus que toute autre dans l‘imaginaire collectif. Cinémas, photographies, télévisions se sont emparés de la ville et en ont fait un studio à ciel ouvert. La ville mythique, a ainsi donné naissance à une dimension particulière, celle de créer une familiarisation immédiate avec ses lieux les plus emblématiques.

Pour y échapper, j‘ai aimé la dissimuler, la transformer, la fictionner à travers ma fenêtre, un rideau, la buée, ou bien encore une constellation de gouttes de pluie.

Dans cet opus, je compose New York comme si je ne l‘avais jamais vue. Je m‘invente une New York, la redessine, la colorise, je donne naissance à des perspectives inédites, imaginaires

même si le «New York Through My Window» n‘est pas si loin de la réalité. (...) J‘aime dans New York son mélange des genres, je l‘aime parfois dans sa noirceur, je l‘aime noire comme au cinéma. J‘aime aussi la désarticuler, déchirer ses architectures, la plonger dans l‘Hudson, la voir en monochrome, ou dans dans des bleus essouflés lorsque l‘orage menace. MN

New York is a city more deeply embedded in the collective imagination than any other. Cinema, photography, and television have seized upon the city, turning it into an open-air studio. This mythical city has thus given rise to a particular dimension: the creation of an immediate familiarity with its most iconic places. To escape this, I liked to conceal it, transform it, fictionalize it through my window, a curtain, condensation, or even a constellation of raindrops. In this work, I compose New York as if I had never seen it before. I invent a New York, redraw it, color it, giving birth to new, imaginary perspectives, even if "New York Through My Window" isn't so far removed from reality. (...) What I love about New York is its mix of genres; I sometimes love it in its darkness, I love it as dark as in the movies. I also like to dismantle it, tear apart its structures, plunge it into the Hudson, see it in monochrome, or in breathless blues when a storm threatens. MN

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